Répondre à : L’effet Dunning Kruger et l’apprentissage des langues.

#743
Galmar
Participant

Tu es un bon « language coach » !

« L’ancrage, quel que soit sa forme, est un rappel de votre niveau à un instant T. La prochaine fois que vous allez vous taper une crise méta-cognitive et penser que vous n’y arriverez pas, votre ancrage sera là pour vous rappeler d’où vous venez. Vous aurez une preuve de votre progression, ou, faute de mieux, de votre absence de stagnation.  »

La crise méta-cognitive pourrait aussi révéler parfois une réalité : notre « vrai » niveau (norme arbitraire ici pour définir le vrai) à un instant T est difficile (impossible) à percevoir dans sa totalité.

Si on prend une métaphore mathématique, notre niveau à un instant T serait un point dans un espace de dimensions N. Une dimension pourrait être : niveau de vocabulaire, une autre : niveau de grammaire, une autre : niveau de prononciation, une autre : niveau de slangs, une autre : niveau d’adaptation à des situations de conversation de la vie réelle, une autre : niveau de lecture…. On le voit, définir un niveau pourrait faire intervenir un trop grand nombre de dimensions pour que l’on puisse appréhender justement et entièrement son  niveau à un instant T et aux suivants.

Notre mauvaise perception de notre niveau réel proviendrait en partie que nous regardions qu’une projection de cet espace : par exemple, nous ne regardons à l’instant T que la dimension vocabulaire et la dimension grammaire, oubliant que nous avons peut-être progressé sur d’autres dimensions.

Il faudrait un outil d’ancrage qui permette de nous motiver en nous montrant toujours un sous-espace de dimensions sur lequel on a progressé mais aussi de nous garder la tête froide pour pointer nos faiblesses.